Sur l'étendoir, entre une chaussette et un slip,
je peux le voir, d'où je suis,
son petit corps étendu là.....
Meurtri, recroquevillé, sali, abîmé.....
L'odeur de son crime encore entre ses mains,
se macule le visage de la vie encore fraîche de sa victime.
On peut entendre d'ici le bourdonnement de cris passés étouffés.
On peut suivre les goutes sur la vitre, sur les murs....
On le devine s'assécher...
On imagine le destin tragique de l'âme en peine.
Les pires images envahissent l'esprit...
On se met à sa place...
On le hais, le craint, l'admire...
On le trouve, le juge et le condamne..
Il devient une partie de l'histoire...
Plus tard, il écrira son histoire...
Éditée, vendue et lue par des milliers d'yeux....
Qui devient le plus malsaint...........?
Celui qui agit?
Celui qui se fait du fric dessus?
Celui qui dépense......?
Au fond, on est tous aussi noir....